Mes 3 chiffres clés
Eh bien, c’est ce que j’essaie de faire.
Si vous avez lu certains de mes précédents articles, vous savez que j’ai parcouru, au fil du temps, divers sujets liés à la santé et au bien-être. Je crois que nous fonctionnons mieux lorsque nous restons présents et profitons de la vie, en gardant les choses simples, en respectant la nature (y compris la nôtre) et en évitant tout ce qui est trop « ingénierisé » ou ultra-transformé.
J’ai essayé de simplifier l’exercice (qui peut devenir compliqué) en l’étudiant et en identifiant les mouvements fonctionnels dont nous avons réellement besoin (d’où mon entraînement minimal), j’ai orienté mon alimentation vers les aliments bruts et davantage de végétal (pas forcément à 100 %), et j’ai cherché à comprendre blessures et maladies sans tout sur-compliquer.
Encore et toujours, les mêmes thèmes reviennent : bien dormir, bouger comme un humain, et se nourrir pour l’énergie plutôt que pour le réconfort. Dans un monde d’abondance, ce dernier point compte plus que jamais.
Au fil de mes expériences et de mes notes, trois chiffres se détachent et suffisent à me donner une image claire de ma santé : Score de sommeil, Âge vasculaire et Pourcentage de masse grasse. Quand ces trois-là sont bien orientés, le reste suit généralement. En ce moment, pris ensemble, ils sont « OK » – l’un d’eux est têtu – mais l’idée me semble solide : à mon avis, ces trois chiffres couvrent déjà tout ce que j’ai besoin de suivre pour rester en bonne santé, ce sont donc les seuls dont je me préoccupe. S’ils sont bons, j’estime que ma santé l’est aussi.
1) Score de sommeil
S’il y a une base, c’est bien celle-ci. J’ai récemment écrit pourquoi le sommeil est non négociable. En bref : on peut « rattraper » la fatigue, mais on ne récupère pas le travail profond et réparateur que le corps et le cerveau auraient dû effectuer. C’est pourquoi je vise un score de sommeil de 95–100 %. Je ne l’atteins pas toujours, mais j’aligne tout le reste pour m’en approcher : coucher plus tôt, moins de lumière tardive, et pas d’alcool (même une petite quantité plombe mon score la nuit suivante). Quand le stress ou la tension artérielle montent, le sommeil se dégrade en premier – ce chiffre est donc mon signal d’alerte.
Comment ? Je suis mon Score de sommeil avec une montre de santé toute simple ; il existe aujourd’hui de nombreux appareils qui fournissent un score de sommeil, le mien n’a rien de particulier.
2) Âge vasculaire
C’est celui qui bouge le moins facilement — et c’est peut-être pour ça qu’il compte. Je veux que mon âge vasculaire soit inférieur à mon âge réel ; pour l’instant, il tourne autour, parfois un peu au-dessus. C’est une lecture simple de la souplesse artérielle et du risque cardiovasculaire à long terme. Dans le monde moderne que je décris ici (voir cet article : Humains : nous ne sommes pas faits pour le monde que nous avons créé) — longues périodes assises, peu de lumière du jour, notifications constantes, écrans tard le soir — notre stress de base grimpe et notre mouvement quotidien diminue. Avec le temps, cela se traduit par des vaisseaux plus rigides. Ma réponse est peu glamour mais efficace : marche régulière, un peu de renforcement, quelques efforts qui font monter le cœur, lumière du jour, et vraie phase de retour au calme le soir. Quand ce chiffre s’améliore, la tension artérielle suit généralement.
Comment ? Je suis l’âge vasculaire avec une balance connectée (avec le modèle que j’utilise, c’est apparemment assez précis) – et il existe désormais de nombreux appareils qui l’estiment.
3) Pourcentage de masse grasse
Je n’accorde pas beaucoup de pouvoir au pèse-personne. Le **pourcentage de masse grasse** me dit ce que je dois savoir. Si la masse grasse est basse et que le poids est un peu plus élevé, c’est sans doute du muscle — meilleur métabolisme, meilleure humeur, meilleure protection contre les blessures. Si la masse grasse est élevée, un poids bas ne m’impressionne pas. Je suis donc mon **% de masse grasse**, pas mon poids. Ce chiffre est plutôt bon chez moi en ce moment (déjà assez bas) ; je le voudrais un peu plus bas, mais je ne le poursuis pas – je le fais doucement évoluer.
Comment ? Ma balance connectée estime aussi le % de masse grasse (pas parfaitement, mais même avec un biais constant je peux suivre la tendance et ajuster). Par exemple, si elle m’indique 12–13 % — ce qui me paraît généreux – et que cela correspond à ~15 % en réalité, ça me va : si je veux atteindre 13 % réels, il me faudra que la balance affiche plutôt 10–11 %.
Je vérifie encore ma tension artérielle de temps en temps, mais si mon Score de sommeil et mon Âge vasculaire sont bons, elle a tendance à se tenir tranquille. L’objectif de ces trois chiffres n’est pas d’inonder ma vie de données, mais de garder une vision claire et honnête de ma santé. Ils guident aussi de petites corrections de cap : si le sommeil baisse, je commence par là ; si le % de masse grasse grimpe, je simplifie les repas et je veille à bouger suffisamment. Pour l’âge vasculaire… inutile de me tenter : j’y travaille, mais c’est logiquement plus long à améliorer.
Vos trois chiffres pourraient être différents ? C’est possible. Si vous avez des besoins spécifiques – glycémie, HRV, nombre de pas, score de douleur – votre sélection peut changer. Mais pour la plupart des gens, je soupçonne que ces trois-là couvrent déjà beaucoup de terrain. Tant que rien ne me prouve le contraire, ce sont mes trois chiffres clés.

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